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Contes de Fées Américains

Introduction

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En 1900, L. Frank Baum avait publié deux livres qui avaient connu un certain succès : Father Goose: His Book (inédit en français) et le Magicien d'Oz (version française disponible en pdf sur ce site). En 1901,  il publia les Contes de Fées Américains, Dot et Tot au Pays Joyeux et la Clef Maîtresse (tous trois disponibles en français sur ce site).

L’éditeur George M. Hill, qui avait publié le Magicien d'Oz l’année précédente. vendit  les droits des douze histoires composant ce recueil à cinq grands journaux, le Pittsburgh Dispatch, le Boston Post, le Cincinnati Enquirer, le St. Louis Republic et le Chicago Chronicle. Les histoires parurent entre le 3 mars et le 19 mai 1901; le livre a suivi en octobre. 

La première édition des Contes de Fées Américains avait un design inhabituel : chaque page comprenait une large bordure illustrée à la plume et à l’encre par Seymour, qui a pris plus de la moitié de la surface de la page, comme un manuscrit médiéval enluminé. Cela reflète probablement l’influence des livres de style médiéval de l'anglais William Morris à la fin du XIXe siècle.

Americanfairytales

Édition de 1901

Les histoires, comme les critiques l’ont souligné, n’ont pas l’aspect innocent des autres œuvres de Baum. Avec une morale ironique ou absurde à la fin de chaque récit et un ton satirique inhabituel dans les histoires pour enfants, elles sont plus appropriées à un public d'adultes. Les bonbons magiques était le conte le plus populaire du recueil, à en juger par le nombre de réimpressions.

Bobbs-Merrill, la firme qui avait acheté les droits des livres de Baum lorsque George M. Hill se retira des affaires en février 1902, publia une deuxième édition des Contes de Fées Américains en 1908, une note de Baum et trois autres histoires :  Les étranges aventures d’un œuf de Pâques,  Le ryl des lis et La sorcellerie de Marie-Marie dont j'ai ajouté les traductions en supplément, à l'exception des étranges aventures d’un œuf de Pâques dont je ne disposais que d'un court résumé. 

Édition de 1908

Les ombres fugitives a été publié dans les journaux en juin 1901, ce conte devait faire partie de la collection, mais elle a été abandonnée avant la publication du livre. J'en ai ajouté la traduction en bonus. 

Comme dans certains récits de L. Frank Baum, j'ai dû composer avec un racisme embarrassant, notamment dans Le Joyeux Hippopotame qui se déroule au Congo, d'après l'auteur, et où les protagonistes humains sont constamment désignés comme noirs, avec quelques passages assez outranciers comme celui où il parle de l'odeur caratéristique des noirs (sic !) que j'ai rendu par : l'odeur caratéristique des hommes, je trahis peut être l'auteur, mais je me sentais incapable d'assumer un langage aussi infamant, même si je ne fais que le traduire. Je sais que si on prend les œuvres de Jules Verne, par exemple, on trouve une multitude de réflexions racistes du même genre qui ne passeraient certainement plus de nos jours, elles sont pourtant restées dans les rééditions modernes. 

J'ai rencontré le même problème avec Le papillon et le mandarin, je n'ai pu contourner quelques clichés éculés sur les chinois du genre : Il s'établit dans une ville du middle-west où, bien sûr, il ouvrit une blanchisserie, puisque cela semble être la vocation naturelle de tous les chinois, fussent ils coolies ou mandarinsil m'aurait fallu tronquer le texte, ce que je n'ai pu me résoudre à faire.

La malle à voleurs, le premier conte de ce recueil, n'est pas non plus exempt de clichés racistes sur les italiens qui sont présentés comme des bandits, même si ces derniers ont le sens de l'honneur.

Dans deux des histoires, les caractères enchantés et le mannequin vivant, sont mentionnés les knooks et les ryls ; deux races de lutins que l'on retrouve dans La vie du Père Noël (inédit en français) en 1902 et dans Yew, l'Île Enchantée  en 1903 (disponible en français sur ce site). Rappelons que les knooks sont chargés de la protection des animaux et les ryls de celle des plantes.

Un knook et un ryl

Baum avait adapté la malle à voleurs et les bonbons magiques au cinéma, malheureusement, ces films ne nous sont pas parvenus.

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