La Clef-Maîtresse

Introduction

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 Clef maitresse a

 

Voici un livre pour lequel j'ai littéralement eu un coup de cœur, un livre de L. Frank Baum atypique, qui n'a pas grand chose en commun avec le Magicien d'Oz, Zixi la Reine d'Ix ou Dot et Tot au Pays Joyeux, ici, on n'est pas du tout dans le même registre. Ici, le ton est plus sombre, moins onirique, plus terre-à-terre, même si l'histoire est empreinte de merveilleux, l'on est surpris par une certaine brutalité, qui peut choquer quelqu'un qui en est resté au Magicien d'Oz.

En effet, la Clef-Maîtresse contient des scènes assez violentes, comme dans le chapitre 14, où le héros, un garçon d'une quinzaine d'années selon toutes vraisemblances, tue de sang froid un homme avec un pistolet. S'ensuivent des scènes de massacre, notamment une où un homme se retrouve coupé en deux par un cimeterre. De toute évidence, on n'est pas vraiment dans un conte pour enfant, même si le sous-titre qualifie l'histoire de conte de fées électrique.

Ce roman est plus proche de ceux de Jules Verne, il ne se passe pas dans un monde imaginaire mais bien dans le monde réel. C'est un livre ancré dans l'actualité de l'époque où Baum l'a écrit, y sont évoqués l'empereur d'Allemagne Guillaume II, la guerre américano-philippine, les troubles politiques du Venezuela, la célèbre actrice française Sarah Bernhardt, la deuxième guerre des Boers en Afrique du Sud, le roi d'Angleterre Edward VII et le président de la république française Émile Loubet.

 

Emile loubet

La Clef-Maîtresse, un conte de fées électrique a été publié en 1901 par la Bowen-Merrill Company à Indianapolis.

L'édition originale était illustrée par Fanny Y. Cory, qui a aussi travaillé sur Yew, l'Île Enchantée. elle comprend 12 illustrations pleine-page en couleurs et des dessins en noir et blanc au début et à la fin de chaque chapitre.

Baum avait déclaré à propos de ce livre qu'il s'agissait un conte de fées lumineux . Le sous-titre de l'édition originale ne passerait plus aujourd'hui (d'ailleurs, il n'y a pas que çà qui ne passerait plus dans cette histoire) : Inspiré des mystères de l'électricité et de l'optimisme de ses adeptes, ce livre a été écrit pour les jeunes garçons, mais les autres peuvent le lire aussi.

Le récit est introduit le récit par une courte note intitulée Qui sait ? (Les impossibilités d'hier deviennent les faits établis d'aujourd'hui) et une citation de Samuel Taylor Coleridge.

 

 

Le parallèle entre le Démon de l'Électricité de Baum et Johnny Thunder, le personnage de DC Comics n'a pas échappé à certains.
 
Baum master key johnny thunder

Créé en 1940 par John W. Wentworth et Stan Asch, Johnny Thunder est un jeune américain né le septième jour du septième mois d'une année se terminant par un sept (1917) à sept heures du matin. Pour cette raison, il est capturé par une secte qui pense l'utiliser pour dominer le monde. Il hérite d'un éclair vivant à forme humaine, rappelant beaucoup le Démon de l'Électricité, capable d'accomplir ses vœux en une heure, ce qui lui permet d'éliminer la menace de la secte et de combattre le crime. Il se peut que les auteurs se soient inspirés du roman de Baum.
 
Johnny thunder 0001
 

 

 

Rob, le héros de l'histoire, est inspiré du second fils de Baum, Robert Stanton Baum, qui avait quinze ans à l'époque, et qui était fasciné par l'électricité, tout comme le personnage du livre. Le vrai Robert avait installé son atelier dans le grenier, et la maison des Baum était truffée d'installations électriques, comme une cloche qui sonnait quand quelqu'un ouvrait la porte d'entrée, ou les lampes à gaz qui s'allumaient automatiquement grâce à un autre système de son invention. Baum dédia ce livre à Robert, et dans l'exemplaire qu'il lui offrit, il avait écrit : [...] son atelier m'a d'abord donné l'idée d'une histoire sur l'électricité, et l'idée du Démon Électrique s'en est suivie tout naturellement. [...]

 
The Master Key is often classified as an early work of science fiction,[2] though it has a significant fantasy element, as the subtitle suggests. (The Arabian Nights influences are obvious, in the genie-like Demon with his triplets of "wishes," and the attack of the giant birds.) Conversely, Baum's Oz books are normally classified as fantasies, though critics like Martin Gardner have noted their science-fiction elements: Tik-Tok the mechanical man, an early robot; or the submarines and submersible city in Glinda of Oz
On retrouve la dimension de la fantasy, dans laquelle excelle Baum, est qui est plutôt sa spécialité, avec une touche d'inspiration des mille et une nuits, notamment avec le Démon similaire au génie d'Aladdin et ses trois vœux, ainsi que l'épisode de l'attaque des oiseaux géants au chapitre. Présenter un démon comme un personnage positif était une gageure, surtout dans la très puritaine Amérique de son époque, et qui ne l'est pas beaucoup moins de nos jours.
 
Dans le chapitre 2, Baum a recourt à Hésiode et à Shakespeare pour rassurer le lecteur, en lui expliquant que les démons ne sont pas des créatures systématiquement mauvaises, comme nous l'enseigne notre morale chrétienne, et qu'il y en a aussi des bons, comme le Démon de l'Électricité. Ces notions sont fort probablement inspirées des principes de la théosophie, très en vogue en ce temps là, depuis la fondation de la Société théosophique à New York en 1875, par Helena Petrovna Blavatsky, le Colonel Henry Steel Olcott et William Quan Judge.
 
Although generally classified under fantasy, The Master Key can be better understood as L. Frank Baum’s one novel length foray into science fiction. (Many of his Oz books, in particular Ozma of Oz and Glinda of Oz, contain science fiction elements, but center on fantasy.) In the novel, young Rob, a supposed electronics geek, accidentally summons the Demon of Electricity. The Demon says some mean and dismissive things about Edison and Tesla (I hope neither read this book) and about the idea that anyone does or could live on Mars. After this unpromising start, the Demon gifts the boy with several items showcasing the powers of electricity—in what would be in some cases an astonishingly accurate description of future electronics.
Baum correctly anticipated the Taser, television, computers, streaming video, the internet and, arguably, Wikipedia, electronic surveillance, cell phones and, arguably, lie detectors, all brought to life by the power of electricity. Well before personal computers, Baum was already championing the notion that citizen reporting and YouTube could provide faster, more accurate information than the national media, although it’s probably safe to say that even Baum never anticipated the sorts of things people would end up putting on YouTube.)
It cannot be denied that Baum seems to be making up certain laws of physics as he goes along, and gets others completely wrong. (The Coriolis force, to name one, has nothing to do with electricity; then again, this is one of the few references to the Coriolis force that I can think of offhand from fantasy/science fiction, so kudos to Baum for recognizing its existence.)
And not all of Baum’s predicted inventions have been invented yet. (In the case of the little travelling device, this would be in part because of the aforementioned confusion about the Coriolis force.) In some cases, this is just as well—I don’t think I’d want to swallow a pill made of electricity just for the chance of skipping a few meals. (Apparently, though, Baum would: this would not be his only example of pills as meal replacements.) His stagestuck prediction that television would lead to the mass unemployment of actors—since everyone would stay at home to watch shows rather than buying tickets and keeping actors employed—has also failed to occur, at least so far. But in other cases, Baum made surprisingly prescient statements, worrying, for example, about the lack of privacy that the internet and electronic survelliance would cause, and anticipating the troubles that the media, and specifically print newspapers, would have in the internet era.
In 1974, Hyperion Press issued a reprint of the book, with an Introduction by David L. Greene and Douglas G. Greene, and with the original Cory illustrations (though reproduced in black and white rather than color).
Le petit laïus sur les démons du chapitre 2 reflète sans doute l'intérêt de Baum pour la théosophie.
 

 

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